Devenir médecin, sage-femme ou pharmacien via la LAS à Besançon, ce n’est plus une question de simple travail. La sélection est serrée, les places limitées, et les attentes élevées. Pourtant, chaque année, des étudiants s’engagent avec l’espoir d’intégrer une 2ᵉ année d’études de santé. Le défi ? Réussir non pas un, mais deux cursus en parallèle, tout en restant serein face à la pression. Y a de quoi se sentir dépassé dès le mois de septembre.
Comprendre les spécificités de la LAS à l'Université de Franche-Comté
L'équilibre délicat entre licence majeure et mineure santé
La Licence Accès Santé (LAS) n’est pas une filière santé à part entière, mais une licence classique (en lettres, droit, sciences, etc.) doublée d’une mineure santé. Cela signifie que l’étudiant doit exceller dans sa majeure tout en visant les meilleurs résultats possibles dans les modules de santé - anatomie, biologie, physiologie, chimie, etc. La validation de la licence est obligatoire pour conserver une chance d’accéder à la 2ᵉ année MMOPK (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie). Ce double objectif, peu courant dans l’enseignement supérieur, exige une rigueur sans faille. Pour maximiser ses chances d'admission en deuxième année de santé, bien comprendre le parcours LAS est essentiel.
Les filières accessibles : maïeutique, odontologie, pharmacie
À Besançon, comme dans la majorité des universités françaises, la LAS ouvre à plusieurs filières, mais en nombre limité. Le numerus apertus local fixe chaque année le nombre de places disponibles pour chaque domaine. En général, la pharmacie propose davantage de postes qu’en médecine, et la maïeutique reste très sélective. Le choix de sa mineure santé dès la rentrée influence directement les options possibles. Connaître les taux de réussite par filière permet d’ajuster ses priorités.
Le fonctionnement du numerus apertus local
Le passage en 2ᵉ année se décide sur la base d’un classement national croisé avec les places locales. En LAS, l’étudiant est évalué selon deux critères principaux : ses résultats dans la mineure santé et sa moyenne générale. Certaines universités accordent plus de poids aux notes du premier semestre - un atout pour ceux qui démarrent fort. En cas de non-admission directe, des oraux (MEM) peuvent être organisés pour compléter le classement.
Comparatif des stratégies de révision pour le concours
Le tutorat étudiant vs l'accompagnement privé
À l’Université de Franche-Comté, le tutorat étudiant joue un rôle central. Animé par des étudiants de 2ᵉ année ou plus, il propose des QCM, des fiches et des conseils basés sur l’expérience récente. Cependant, son offre varie d’une année à l’autre, selon l’engagement des tuteurs. En parallèle, des préparations privées proposent un suivi structuré, avec des supports actualisés et un programme complet sur l’année. Le choix dépend du profil de l’étudiant : autonomie, niveau d’organisation, besoin de cadre.
La gestion du temps par semestre
Le premier semestre est souvent décisif. Il faut concilier les cours de licence avec les colles, QCM et colles de santé. Une bonne répartition suppose de prévoir au moins 30 heures de travail personnel par semaine. Le risque ? Se laisser submerger par l’un au détriment de l’autre. Les étudiants les plus efficaces établissent un emploi du temps rigoureux, avec des plages horaires dédiées à chaque matière. En clair : pas de place pour l’improvisation.
L'importance des examens blancs
Passer des examens blancs dans des conditions réelles - minutage, ambiance silencieuse, sujet inédit - permet de jauger son niveau face à la concurrence. Ces exercices sont aussi un excellent test de gestion du stress. Les préparations spécialisées en proposent régulièrement, souvent corrigés par des anciens. Un retour précis sur ses erreurs évite de répéter les mêmes pièges en situation réelle.
| 📘 Critère | Travail en autonomie | Tutorat Santé | Prépa spécialisée |
|---|---|---|---|
| Coût | Très bas (ressources gratuites) | Modéré (cotisation annuelle) | Élevé (plusieurs centaines d’euros) |
| Personnalisation | Faible (auto-évaluation) | Moyenne (retours ponctuels) | Élevée (suivi individualisé) |
| Supports de cours | Variables selon les années | Actualisés par des anciens | Complets, rédigés par des profs |
| Entraînement | Auto-géré | QCM hebdomadaires | Exercices ciblés et examens blancs |
Les clés d'une santé mentale préservée durant l'année
Rythme de sommeil et performances cognitives
Une erreur fréquente : sacrifier le sommeil pour gagner du temps de révision. En réalité, le cerveau fixe les connaissances pendant le sommeil profond. Dormir moins de 6 heures nuit à la mémorisation, surtout pour des matières denses comme la pharmacologie ou l’anatomie. Les étudiants qui maintiennent un rythme régulier (coucher et lever à heures fixes) ont souvent de meilleurs résultats. En clair : mieux vaut 7 heures de sommeil et 6 heures de travail ciblé que 10 heures de révision épuisante suivies de 4 heures de sommeil.
Combattre l'isolement social à Besançon
Le premier semestre peut être solitaire, surtout pour les nouveaux arrivants. Pourtant, l’isolement est un facteur de stress majeur. Former un petit groupe de travail, participer à des pauses communes ou intégrer une association étudiante permet de garder un lien social. Des pauses actives - marche, sport, musique - aident aussi à relâcher la pression mentale. Il ne s’agit pas de se divertir, mais de recharger ses batteries. La cerise sur le gâteau ? Des amis qui traversent la même épreuve.
L'organisation logistique pour les étudiants de l'UFC
Optimiser ses déplacements entre les campus
À Besançon, les enseignements de licence se déroulent souvent à la Bouloie, tandis que les modules de santé ont lieu aux Hauts du Chazal. Les trajets peuvent vite devenir chronophages, surtout aux heures de pointe. Privilégier le vélo, anticiper les horaires ou regrouper les journées de santé sur deux ou trois jours permet d’optimiser son temps. Certains étudiants choisissent même de loger près d’un campus pour éviter les allers-retours.
Les ressources documentaires de la BU Santé
La Bibliothèque Universitaire Santé offre un cadre calme, des espaces de travail silencieux et un accès à des ressources spécialisées - manuels, revues, annales des années précédentes. Savoir utiliser les outils de recherche, emprunter les bons ouvrages ou imprimer des supports utiles fait gagner un temps précieux. En outre, certains documents ne sont disponibles que sur place, notamment les anciens QCM corrigés par le tutorat.
Réussir les épreuves orales : le dernier rempart
Se préparer aux MEM (Mini Entretiens Multiples)
Pour les candidats proches du seuil d’admission, les épreuves orales (MEM) peuvent faire la différence. Ces entretiens courts (7-10 minutes) évaluent la motivation, la capacité à s’exprimer et l’aptitude aux métiers de santé. L’enjeu ? Montrer de l’empathie, une écoute active et une réflexion structurée. Le contenu est moins important que la posture : regard, débit, clarté.
Simulations et gestion du stress
La meilleure préparation ? S’exercer devant un tiers - camarade, professeur, coach. Les simulations permettent de travailler les réponses types (« Pourquoi la médecine ? », « Un échec que vous avez surmonté ») et de corriger les tics verbaux. La gestion du stress passe aussi par la respiration, la visualisation positive et l’acceptation de l’imperfection. En tout cas, mieux vaut bafouiller sur un sujet d’entraînement que le jour J.